· 

CHARRIER Fernande épouse DEBRACHY, Résistante, Armée secrète, Les Arcs sur Argens

Famille CHARRIER - Les Arcs : Une famille dans la résistance.

 

Fernande , Une femme de l'ombre restée dans l'ombre ..

"j'avais 30 ans, Je n'ai jamais osé demander une reconnaissance du gouvernement car je pensai que seul les hommes résistants en avaient le droit..."

Nous sommes heureux d' avoir pu retrouver le dossier de cette résistante du mouvement "Combat" et par cet article pouvoir lui rendre hommage. 

Fernande Andrée CHARRIER est née aux Arcs le 26 février 1912.

Le 04 janvier 1936, elle épouse Aimé DREBRACHY, qui sera hélas mobilisé puis fait prisonnier de guerre en Allemagne lors de la défaite de juin 40.

Malgré tout, elle dois seule continuer à faire tourner l'entreprise de négoce de pommes de terre dans ses temps difficiles.

 



Malgré tout, sous l'impulsion de son frères ainé André CHARRIER , un des chefs de la résistance Locale et de son plus jeune frère Jean CHARRIER, elle entre dans la résistance dès le mois de juin 1942. 

 Elle vas tout d'abord commencer des missions d'agent de liaison, puis se verra confié des taches bien plus périlleuses, comme  l'hébergement de réfractaires recherchés par la police de Vichy, puis de par la situation géographique de sa maison, possédant plusieurs entrées sur des rues différentes de la ville, son domicile servira pour bon nombre de réunions secrètes des chefs de la résistance du centre Var. 

D'un autre coté, avec les laissez-passez permettant l'achat de pomme de terre, elle vas au grand jour, aidée du chauffeur et résistant Louis MARTINUCCI, pouvoir se déplacer dans tout le Var, ce qui lui permettra de fournir sous cette couverture la résistance du Haut Var Est. 

Elle sera également d'une aide précieuse lors de l'évasion de réfractaire emprisonnés à Draguignan après l'attentat contre les agents de la milice Locale mené par son frère André, aidé de CASSOU en Mai 1944 dans la vallée de l'Argens.

A woman in the shadows who remained in the shadows.

"I was 30 years old, I never dared to ask for recognition from the french government about my actions because I thought that only resistant men had that right ..."

We are happy to have been able to find the file of this resistant from Les Arcs and by this article to be able to pay homage to her

Fernande, Andrée, CHARRIER was born in Les Arcs on February 26, 1912. She married Aimé DREBRACHY on the 4th of January 1936, Aimé would join the french army in 1939 and then taken prisoner of war in Germany following the defeat of June 40.

She has to support herself, keep running the potato trading business.

Despite everything, at the instigation of her elder brothers André CHARRIER, one of the leaders of the local resistance, she joined the resistance in June 1942.

She will first start liaison agent missions. The in her house she will be asked for some much more perilous tasks, such as the camoflage accommodation of resistants sought by the Vichy police, then by the geographical location of his house, with several entrances on different streets of the city, his home will be used for many secret meetings of the leaders of the resistance of the Var center.



Rare Photo de Louis Martinucci, (chemise noire et casquette) et de Fernande Charrier-Debrachy (jupe noire) en 1943 devant le camion qui permit tant de services à la résistance locale.
Rare Photo de Louis Martinucci, (chemise noire et casquette) et de Fernande Charrier-Debrachy (jupe noire) en 1943 devant le camion qui permit tant de services à la résistance locale.

Extrait du rapport de résistante (reproduction partielle ou totale interdit sans autorisation) : madame CHARRIER Fernande épouse DEBRACHY Aimé, est entrée dans la résistance dès juin 1942, à l’investigation de ses frères CHARRIER André et CHARRIER jean. Elle à donnée asile, au péril de sa vie, à des jeunes résistants, à SOLDANI Edouard et au commandant BLANC,  tous poursuivis par la Gestapo. 

C’est chez elle qu’a eu lieu une réunion secrète des responsables du mouvement  « COMBAT » : FOURRIER, SOLDANI, CISSON, CASSOU, CHARRIER André et Julien BRUN. 

Exploitant le commerce de grossiste en pommes de terre de son mari prisonnier, elle a ravitaillés à plusieurs reprises le maquis en utilisant le camion du résistant MARTINUCCI Louis. 

Avec le courage qui était l’apanage de la famille CHARRIER, elle n’a pas hésitée à faire évacuer de l’hôpital de Draguignan où la gestapo le maintenait prisonnier et ce en compagnie de son frère André le résistant BIGEL André, qu’elle avait auparavant hébergée. 

Madame CHARRIER, DEBRACHY, peu être citée pour symbole du courage Français.

 


Témoignage d' Edouard SOLDANI sur l'activité de Fernande CHARRIER-DEBRACHY : 

(reproduction partielle ou totale interdit sans autorisation)

"...J’ai moi-même trouvé asile chez madame CHARRIER DEBRACHY pendant le mois de juillet 1943, un autre camarade, le commandant BLANC dit « LENOIR » y étant caché ensuite pendant 3 semaines en aout 1943. J’ai pris part chez elle à une réunion clandestine rassemblant les responsables du mouvement Combat des Arcs sur Argens. celle-ci à profité de son activité de négoce de pommes de terre pour ravitailler le maquis à plusieurs reprises. En compagnie de son frère André CHARRIER, elle a fait évader de l’hôpital de Draguignan notre camarade André BIGEL qui était retenu par la Gestapo... "