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CHARRIER André. résistant, Chef groupe Armée secrète. Les Arcs sur Argens

rare photo d'André CHARRIER dans les années 30.
rare photo d'André CHARRIER dans les années 30.

Famille CHARRIER - Les Arcs : Une famille dans la résistance.

 André CHARRIER, alias "Carol" dans la résistance, est né aux Arcs le 28 avril 1906, il est le frère aîné de Fernande CHARRIER et de Jean CHARRIER

Il épouse Berthe AUDIBERT le 10 janvier 1931.  il sera chef local de l'armée secrète et chef de trentaine mouvement "Combat".

Il restera pour tous les Arcois celui qui avec CASSOU,  le 10 mai 1944 effectuera le guet-apens pour éliminer les membres de la Milice Varoise au quartier St Jean au sud des Arcs. 

Ces deux collaborateurs faisaient déporter et interner depuis des mois des Français refusant le régime de Vichy. 

 




premier message de l'action d'André CHARRIER et CASSOU contre les agents de la Gestapo retrouvé aux archives du ministère des Armées.
premier message de l'action d'André CHARRIER et CASSOU contre les agents de la Gestapo retrouvé aux archives du ministère des Armées.

Lors de nos recherches, nous avons retrouvés parmi les milliers de documents d'archives des Armées à Paris le rapport de gendarmerie relatant les faits : 


"Gendarmerie Nationale , Message téléphonique 11 Mai 1944 : Le 10 mai 1944, vers 17 heures, MASSIACH Marcel et VIARD Julien, tous deux au service de la Gestapo ont été attaqués par deux individus armés au quartier St Jean, commune des Arcs alors qu’ils emmenaient deux soi-disant réfractaires.  MASSIACH ainsi que un des réfractaires ont été grièvement blessés. Les recherches immédiates n’ont pas permis de découvrir les agresseurs ainsi que le 2em réfractaire qui s’est enfui. Les deux blessés ont étés hospitalisés par les soins des autorités allemandes."


Ce jour là, Les Miliciens rencontrent le dénommé André BIGEL, et un camarade, tous deux réfractaires au travail en Allemagne qui venaient d'arriver il y a peu d' Alsace.

Les miliciens surprennent une conversation relative à des armes qui seraient soit disant dissimulées dans un cabanon au Sud de la ville.

Les Miliciens  demandent à êtres conduits immédiatement sur les lieux.  BIGEL à juste le temps d'envoyer un messager prévenir les membres de la résistance locale chez la soeur d'André CHARRIER, madame Fernande DEBRACHY. 

Il faut agir vite. A travers champs, CHARRIER et CASSOU descendent attendre les miliciens. 

André CHARRIER, armé de son simple fusil de chasse chargé de chevrotines vas tirer  sur le milicien MASSIACH, touché à l'épaule et la mâchoire presque arrachée. 

L'homme vas s'effondrer au sol mais le coup ne sera pas mortel. 

Une fois au Sol, MASSIACH vas même avoir la force de riposter avec son revolver, par chance, la balle vas s'impacter dans le canon du son fusil.

Canon du fusil de chasse d'André CHARRIER, impacté par la balle du révolver du Milicien.
Canon du fusil de chasse d'André CHARRIER, impacté par la balle du révolver du Milicien.

Manuscrit de l'Organisation du mouvement COMBAT sur le secteur des Arcs - Draguignan.
Manuscrit de l'Organisation du mouvement COMBAT sur le secteur des Arcs - Draguignan.


Son fusil rendu inutilisable, les résistants devrons prendre la fuite. André BIGEL lui fut hélas capturé par les miliciens alors qu'il venait d'être blessé. 

Conduit à l'hôpital de Draguignan pour y être soigné avant d'y être interrogé, ce sera avec sa soeur Fernande qu'André CHARRIER organisera l'évasion de celui-ci.

Il trouvera hélas une fin tragique lors d'un accident de plongée en mer en 1959 alors qu'il n'as que 53 ans, un 15 août,  date anniversaire du débarquement de Provence pour lequel il avait tant œuvré.