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CHARRIER André. résistant, Chef groupe Armée secrète. Les Arcs sur Argens

Organisation de la résistance du secteur. Les noms soulignés sont les pseudonymes codés dans la résistance.
Organisation de la résistance du secteur. Les noms soulignés sont les pseudonymes codés dans la résistance.

 Page en construction en attente d'informations et de Photographies. Si vous possédez des informations merci de nous contacter. 

www.operationdragoon@gmail.com

 André CHARRIER, alias "Carol" dans la résistance, est né aux Arcs le 28 avril 1906, il est le frère aîné de Jean CHARRIER, il sera chef local de l'armée secrète et chef de trentaine.

Il restera pour tous les Arcois celui qui avec CASSOU,  le 10 mai 1944 effectuera le guet-apens pour éliminer les membres de la Milice Dracénoise au quartier St Jean au sud des Arcs. 

Ces deux collaborateurs faisaient déporter et interner depuis des mois des Français refusant le régime de Vichy. 

Lors de nos recherches, nous avons retrouvés parmi les milliers de documents d'archives des Armées à Paris le rapport de gendarmerie relatant les faits : 


premier message de l'action d'André CHARRIER et CASSOU contre les agents de la Gestapo retrouvé aux archives du ministère des Armées.
premier message de l'action d'André CHARRIER et CASSOU contre les agents de la Gestapo retrouvé aux archives du ministère des Armées.

"Gendarmerie Nationale , Message téléphonique 11 Mai 1944 : Le 10 mai 1944, vers 17 heures, MASSIACH Marcel et VIARD Julien, tous deux au service de la Gestapo ont été attaqués par deux individus armés au quartier St Jean, commune des Arcs alors qu’ils emmenaient deux soi-disant réfractaires.  MASSIACH ainsi que un des réfractaires ont été grièvement blessés. Les recherches immédiates n’ont pas permis de découvrir les agresseurs ainsi que le 2em réfractaire qui s’est enfui. Les deux blessés ont étés hospitalisés par les soins des autorités allemandes."



Ce jour là, Les Miliciens rencontrent le dénommé BIGEL, un réfractaire qui dans une brève de comptoir attire leurs oreilles en prétendant avoir trouvé une cache d'armes. Les Miliciens lui demande de les conduire immédiatement sur les lieux.  BIGEL à juste le temps d'envoyer un messager prévenir les membres de la résistance locale chez la soeur d'André CHARRIER, madame DEBRACHY. 

Il faut agir vite et à travers champs, CHARRIER et CASSOU descendent attendre les compères. 

André CHARRIER, armé de son simple fusil de chasse chargé de chevrotines vas tirer  sur le milicien MASSIACH, touché à l'épaule et la mâchoire presque arrachée. 

L'homme vas s'effondrer au sol mais le coup ne sera pas mortel. 

Hélas au second coup, ce sera le réfractaire BIGEL qui voulant désarmer l'autre milicien sera touché à la tête.

Une fois au Sol, MASSIACH vas même avoir la force de riposter avec son revolver, par chance, la balle vas s'impacter dans le canon du fusil d'André CHARRIER qu'il tenait dans les mains alors qu'il tenter de le recharger au plus vite.

Canon du fusil de chasse d'André CHARRIER, impacté par la balle du révolver du Milicien. (Collection Privée. sources D. Castor)
Canon du fusil de chasse d'André CHARRIER, impacté par la balle du révolver du Milicien. (Collection Privée. sources D. Castor)