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SOLDANI Edouard. Résistant. Combat. Les Arcs.

Né aux Arcs le 19 septembre 1911, Son père, d’origine italienne , employé chez le grossiste en épicerie Paul Simon, aux Arcs, mourut en 1914. Sa mère, originaire du Piémont, bouchonnière, puis ouvrière agricole, tint alors un petit dépôt d’épicerie, dans son logement, avec l’aide de Simon. Son oncle tenait aussi une petite épicerie tout en travaillant chez Simon. Édouard Soldani, resté seul après le décès de ses trois frères et sœurs.

Son enfance fut marquée par un accident, en 1914, qui le rendit infirme (pied bot). Au collège Ferrié de Draguignan à partir de l’année scolaire 1924-1925, Soldani effectua une scolarité, marquée notamment en 1929 par l’obtention du prix Claude Gay de littérature latine et du baccalauréat “série Philosophie“. Il devint surveillant d’externat à l’école primaire supérieure de Lorgues en 1932-1933. Puis, il travailla comme surveillant au collège de Draguignan (1933-1937, à l’école primaire supérieure d’Aix-en-Provence (1939-1940), puis comme répétiteur à Digne et à Draguignan jusqu’à la fin de la guerre. Il obtint les certificats de littératures latine et française de la licence de lettres. Il fut le secrétaire académique du syndicat des surveillants d’internat en 1939.

 


Au début de la guerre, Édouard Soldani, en poste à Aix, participa à la création du mouvement "Combat" et devint l’adjoint de Raoul Textoris. Sous le pseudonyme de “Valmy“, il remplaça ce dernier après son arrestation.  il manifesta aux Arcs, le 14 juillet 1942. Par la suite, il devient chef-adjoint des Mouvements unis de Résistance pour l’arrondissement de Draguignan en tandem avec Jean Garrus et après Julien Cazelles, il hébergea quelques résistants, dont le chef régional de l’Armée Secrète, Maurice FOURRIER, dont il deviens agent de liaison.  De par sa scolarité et son aisance verbale, il sera un des premiers à organiser la presse clandestine et organisa la sortie de Résistance, en mars 1943, organe des MUR,(mouvements Unis de la Résistance) puis journal ouvert à toutes les organisations clandestines de l’arrondissement. A la Libération, ce journal se transforma en hebdomadaire du Mouvement de Libération nationale. Succédant à Georges CISSON, SOLDANI en était devenu le rédacteur en chef et le principal éditorialiste.

Organisateur de l’A.S. (armée secrète) des MUR, inspecteur des maquis que ce mouvement installa dans le Haut-Var (Mons, Aups, Canjuers), chargé de missions à Paris auprès notamment des chefs nationaux des corps francs et des maquis, il devint un des responsables du Parti socialiste SFIO clandestin. Il rencontra de nombreux dirigeants nationaux et régionaux et fut membre du comité fédéral socialiste SFIO dès sa constitution. Surveillé par la gendarmerie française son domicile est perquisitionné en septembre 1943, recherché par la Gestapo quelques mois après, ce sera la famille André CHARRIER, le chef de l'Armée secrète des Arcs, adjoint de BLANC  qui le premiers viendra le prévenir et l'aider à le cacher dans un cabanon de la plaine des Arcs, puis il fut hébergé par André Bouis à La Motte et chez monsieur Tric, maire de Moissac, près du maquis de Canjuers.

 

Edouard SOLDANI dans son bureau à Draguignan en 1984. photo Mesner.
Edouard SOLDANI dans son bureau à Draguignan en 1984. photo Mesner.

Edouard Soldani, devant le panneau de sa ville . Années 80. photo Deutsch
Edouard Soldani, devant le panneau de sa ville . Années 80. photo Deutsch

Secrétaire départemental du Mouvement de Libération nationale, Édouard Soldani en était le secrétaire général quand il se transforma en Union démocratique et socialiste de la Résistance en septembre 1945.  

Édouard Soldani apparaissait alors comme la figure la plus représentative de la génération de la Résistance dans le département assurant la relève politique.  Il était pour quelques temps inspecteur au journal Le Provençal.

Édouard Soldani, membre du Comité local de Libération des Arcs, fut proposé, en octobre 1944, par les sections socialistes des Arcs et de Lorgues pour siéger au Conseil général provisoire qui ne se réunit pas. Il fut élu conseiller général du canton de Lorgues, au deuxième tour, le 30 septembre 1945 et embrassa la carrière politique que nous lui connaissons tous.

Ce fut pour nous un grand privilège de le rencontrer à la fin de sa vie et de l'écouter parler de ses actions dans la résistance.

Il mourut à Draguignan,Var, le 18 avril 1996.

 

 



Sources : Opération-dragoon.com, Maitron,  Université de Paris 1. Panthéon Sorbone.Jean Marie Guillon

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