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B24 serial 42-78202 "Hi HO Silvet" Flak Helmet, Casque equipage Bombardier. Varages, Pallière. 12 Juillet 1944

Au mois d'aout 2020, est retrouvé par le pur hasard dans une vieille décharge proche de Varages ce casque d'équipage de pilote de bombardiers Américain. 

d'Aprés nos recherches, et compte tenu du lieu de sa trouvaille, il y à 99% de chances que ce casque ait appartenu à l'un des membres de l'équipage du Bombardier B24 liberator Matricule : 42-78202 surnommé "Hi-Ho Silvet"  avion numéro 50 de la vague de bombardiers qui volait ce jour là en 2em position de la formation qui allait bombarder la gare de Nimes et qui fut abattu le 12 juillet 1944, dans les bois entre Varages, Brue-Auriac et Saint Martin de Palière. 



In August 2020, this American bomber pilot's crew helmet was found by pure chance in an old junkyard near Varages.

According to our research, and taking into account the place of its find, there is a 99% chance that this helmet belonged to one of the members of the crew of the Bomber B24 liberator serial number: 42-78202 nicknamed "Hi-Ho Silvet" ship number 50 , shot dawn on July 12, 1944, in the forest between villages of Varages, Brue-Auriac and Saint Martin de Palière in Southern France.

here is his story : 

On July 12, 1944, 28 bombers of the 461st Bomber Group took off from their base in Torretta, south Foggia, in southern Italy. They are heading for France, their objective is the Nîmes railway station.

This group was part of the 766th Bombing Squadron of the 15th Air Force. It includes the 49th and 55th squadron,

Air protect was provided by 19 "Ligthning" P.38 twin-fuselage fighters, and 12 "Mustang" P.51 airplanes.

Bomber 42-78202 which flew that day, aircraft number 2 of the formation, was hit directly in the bomb bay and immediately got rid of them. One of the first fell without exploding between Fox Amphoux and Barjols place called Camparous. the airplane crashed north of Saint Maximin, in the town of Saint Martin de Pallières near Varages.


Rare photo du "HI HO Silvet" numéro 50 avant qu'il ne s'écrase en Provence. Picture Italy 1944
Rare photo du "HI HO Silvet" numéro 50 avant qu'il ne s'écrase en Provence. Picture Italy 1944

Histoire du B24 "Hi Ho Silvet" : 

Le 12 juillet 1944, les 28 bombardiers du 461ème Bomber Group décollent de leur base de Torretta, sud de Foggia, dans le sud de l'Italie. Ils mettent le cap sur la France, leur objectif est la gare de Nîmes.

Ce groupe fait partie du 766ème escadron de Bombardement de la 15ème Air Force. Il comprend les 49ème et 55ème escadron, en tout 200 bombardiers quadrimoteurs type B24 "Liberator". Chaque appareil est doté d'un équipage de dix hommes.

La protection aérienne est assurée par 19 chasseurs "Ligthning" P.38 à double fuselage, et 12 avions "Mustang" P.51.

 

Vue aérienne de la base américaine de Torretta, Italie. Air picture of Torretta US airforce base. 1944
Vue aérienne de la base américaine de Torretta, Italie. Air picture of Torretta US airforce base. 1944

La formation est prise en chasse au dessus de Fox amphoux-Barjols- Bras par les avions de chasse allemands constitués d'une vingtaine de chasseurs Messerschmitt 109 et d'une demi douzaine de chasseurs lourds bi-moteurs M.110, ces avions ont décollé semble-t-il de Cuers et de Salon.

Yvonne Sumien, jeune habitante de Fox-Amphoux écrit à son fiancé André Bonacorsi lors requis au Service du travail Obligatoire au Lavandou : 

Le Pavillon, Fox Amphoux, 12 juillet 1944,

André chéri, 

J'espère que vous n'êtes pas trop mal. Ici nous n'avons toujours pas de pain. ce matin, nous avons assistés à un combat aérien et nous avons vu tomber 3 avions en flammes, il parait qu'ils sont tombés vers Saint Maximin. Après, il est passé beaucoup de bombardiers, surement que vous avez eu des alertes car ils ont encore bombardés Carnoules, Nice, Nîmes et Miramas. Le poste à dit qu'il n'y avait presque pas de victimes à Nice mais le reste il ne l'as pas dit... 

Mon André chéri, je crois que c'est tout ce que je peux te dire pour ce soir, 

N'oubli pas que je t'aime et que je pense à toi. 

Ton Yvonne pour la vie. 


Le bombardier  42-78202 qui vollait ce jour là avion numéro 2 de la formation est touché directement dans la soute à bombes et se déleste immédiatement de celles ci . L'une des premières tombe sans exploser entre Fox Amphoux et Barjols lieu dit Camparous et s'écrase au nord de Saint Maximin, sur la commune de Saint Martin de Pallières.

 

L'équipage est composé de :

- le pilote : le lieutenant Richard Stanton FAWCETT,  Massachussetts (tué lors du crash agé de 24 ans) inhumé au cimetière américain de Draguignan)

- le co-pilote : le sous-lieutenant Frank Ingvald DENSTAD,  Salt Lake City dans l'Utah (tué lors du crash, agé de 24 ans)

- le navigateur : le sous-lieutenant Walter J.GRAHAM,  New-York (tué lors du crash à l'age de 21 ans), inhumé à New York.

- le bombardié : le sous-lieutenant Robert M. SANDERS, Topeka Kansas ( sauté en parachute, pris en charge par la Résistance),

- le mitrailleur : le sergent-chef James W.KELLY, Petersburg Tennessee (sauté en parachute, pris en charge par la Résistance),

- le mitraileur : le sergent-chef Lenard S. JOHNSON,  Berkeley Californie (tué lors du crash, Son corps repose au cimetière américain de Draguignan.),

- le mitrailleur : le sergent-chef Joseph A. BENETICH,  Newberry  Michigan (tué lors du crash),

- le mitrailleur : le sergent-chef Robert J. WEISFELD,  Springfied Massachussetts (pris en charge par la Résistance),

- le mécanicien de bord : le sergent Walter S. GLADKOWSKI  Massachussetts (tué lors du crash, son corps repose au cimetière américain de Draguignan. ),

- le mitrailleur : l'adjudant Duane J. LANTOW,  Lantow  Kansas (tué lors du crash, son corps repose au cimetière américain de Draguignan).

 



rapports par témoins et survivants rédigé en 1944 :

- J'ai vu deux avions allemands ME-109 attaquer le bombardier 50 du lieutenant FAWCETT et son équipage. Après quelques secondes de tirs violents un incendie s'est déclaré dans la soute à bombes du B24. La porte avant droite de la soute à bombes claquait dans le vide. Un homme a immédiatement sauté par la porte droite.

L'avion s'est alors arrêté brusquement puis a commencé à redescendre en planant en ligne droite. C'est la derniere fois que je l'ai vu.

Norman H. Cogswell

2e lieutenant, Air Corp. ASN 0795279

 

- J'ai vu l'avion numéro cinquante, du lieutenant Fawcett et son équipage exploser juste avant d'atteindre sa cible. Le B24 se brisa en trois morceaux. Je pense que deux parachutes sont sortis de l'arrière de l'avion.

S/Sgt. Thomas E. Lodder

ASN 36725205

 

les informations suivantes sont obtenues de Robert J. WEISFIELD un des survivant du B24 numéro 42-78202 :

À ma connaissance, trois hommes sont sortis – le lieutenant Robert SANDERS, S/Sgt. James KELLY, et moi même S/Sgt. Robert J. WEISFELD .

Les Français disent avoir vu quatre hommes dans le nez du navire. Il semble que l'un d'eux soit le lieutenant W. GRAHAM. Tous les sont quatre morts brulés et aveuglés par les flammes.

SANDERS a sauté hors du compartiment de la roue avant. WEISFELD (moi même) ne se souvient pas avoir sauté je pense que j' était inconscient à l'époque.

JOHNSON blessé par le feu ennemi et je crois mort sur le plancher de l'avion juste avant que je ne saute.

les informations suivantes sont obtenues de James W. KELLY (survivant) :

Moi, James W. KELLY, ai pu sauter et n'ai vu aucun parachute sortir de mon avion avant qu'il n'explose. J'ai été rejoint avec mon bombardier et mon assistant ingénieur après mon parachutage sur terre.

Les résistants Français ont déclarés avoir trouvé quatre corps et peut-être plus dans l'avion. Ils étaient brûlés. le Bracelet d'identification fut trouvé sur le corps brûlé de GRAHAM, Walter J.

Le mitrailleur de la tourrette boule ventrale a dit que Lenard S. JOHNSON a été tué dans l'avion par les tirs des avions de chasse.


After action repport of Sanders, Robert M., 1st Lt., 0-753079. B24 serial 42-78202 survivor : 

12 July 1944 took off from Torretta on mission to Nimes, France. About 30 to 40 miles in from coast of France enroute to target we were attacked by ME-109s from 1130 level. Hit by 20 mm in flight deck. Fires started on flight deck and in bomb bays. Heard alarm bell and order to bail out over interphone. Bailed out through nose wheel door. Bail out was at 17,000 feet. Delay jump pulled rip cord at 9 – 10,000 feet. Airplane exploded about 15 seconds after source bailed out. Landed about six miles southeast of Seillon, France.

4. Hit in clearing on side of mountain about 200 yards from highway. German patrol on highway started toward source who was getting out of parachute harness and “Mae West”. Ran up mountain and concealed self in thicket about 30 yards away. Germans took chute and harness and Mae West. Continued over mountain and encountered two Frenchmen walking along trail. They recognized me as an airman and took me to small stream nearby and concealed me in a thicket there. They advised me to remain there and left returned with bread, ham, some kind of tea, wine and a very strong white whiskey. Also brought me civilian clothing and Colt .38 cal. Special revolver.

5. I remained there from 15.00 to 21.30 that same night. Helpers returned at 21.30 and took me further up mountain to a thicket where i slept on two parachutes supplied by helpers. Remained until 09.00 next morning where helpers returned again with more food. Helpers then took me over to another mountain nearby where he joined S/Sgt James W. KELLEY and S/Sgt Robert J. WEISFELD, members of my crew.

6. Helpers took the three men to a clearing on top of this mountain where they remained for 9 days during which time the helpers supplied them with food, water and wine.

7. On the ninth day helpers took them to a deserted farmhouse approximately one-half mile south of Seillon. Remained there about 15 days , until 5th of August, helpers still supplying food and water.

8. On 5 August helpers arranged for transportation in civilian wood-burning vehicle and took us approximately 100 kilometers N. of Seillon to another camp in mountains , about 20 kilometers east of Apt where they remained until 03.00 on the morning of the 11th of August. Taken 15 kilometers from the camp to a landing strip in a clearing in the mountains. From this point we were flown in a DC-3 (British crew) back to Italy (town near Florence).

reports of crew members of the same fly :

I saw two ME-109s attack ship number 50, Lt. Fawcett and crew. After a few

seconds of violent fire from the attacking fighters a fire started in the bomb bay of that

ship. The right front bomb bay door was flapping. One man immediately bailed out of

the right waist window. The ship then pulled up sharply then started down in a straight

glide. That is the last I saw.

Norman H. Cogswell

2nd Lt., AC

ASN 0795279 

I saw ship number fifty Lt. Fawcett and crew, blow up just before we hit the

target. The ship broke in three pieces. I think two chutes came from the rear of the

aircraft.

S/Sgt. Thomas E. Lodder

ASN 36725205 

 following information is obtained from Robert J.

Weisfeld:

Three men got out as I know of – Lt. Robert Sanders, S/Sgt.

James Kelly, and S/Sgt. Robert J. WEISFELD (survivor)

French say four men in the nose of ship. One was said to

be Lt. W. GRAHAM. All four dead.

bailed out of the waist blinded by fire. SANDERS bailed out of the nose wheel compartment. WEISFELD can’t remember bailing out believes he was unconscious at the time.

JOHNSON injured by enemy fire and I believe dead on floor of ship just before I bailed out.

the following information is obtained from James W. KELLY (survivor) :

 I, James W. KELLY, bailed out and saw no parachutes come

from my plane before it exploded. I was joined with my bombardier and assistant engineer after parachuting to earth.

 French underground said they found four and maybe more bodies in airplane. They were burned. Found identification bracelet on burned

wrist of GRAHAM, Walter J.

The ball gunner said Lenard S. JOHNSON was killed in plane

by fighters.

 


Tombe du commandant de vol le 1er lieutenant FAWCETT au cimetière de Draguignan.
Tombe du commandant de vol le 1er lieutenant FAWCETT au cimetière de Draguignan.

Localisation du crash du 24 Hi Ho Silvet. Triangle Brue Auriac, Varages, Saint Martin de Pallière
Localisation du crash du 24 Hi Ho Silvet. Triangle Brue Auriac, Varages, Saint Martin de Pallière


Rapport  de SANDERS, Robert M., 1er lieutenant, 0-753079. B24 série 42-78202 survivant :

Le 12 juillet 1944 a décollé de Torretta en mission à Nîmes, en France. À environ 30 à 40 milles des côtes françaises en route vers la cible, nous avons été attaqués par des ME-109 aux environ de 11.h 30. Touché par des obus de 20 mm dans le pont d'envol. Des incendies se sont déclarés sur le pont d'envol et dans les soutes à bombes.

J'ai entendu la sonnerie d'alarme et l'ordre de s'éjecter de l'appareil par interphone. Sauté par la porte du train d'attérissage de la roue avant. Le saut était à 17 000 pieds.(5000 m)  Sangle d'ouverture manuelle tiré par saut retardé entre 9 et 10 000 pieds. L'avion a explosé environ 15 secondes après mon éjection. A atterri à environ six milles (10km) au Sud-Est de Seillon, en France.

4. Touché le sol dans une clairière à flanc de montagne à environ 200 mètres d'un voie de grande circulation.

. Une patrouille allemande sur cette route a commencé vers moi alors que je me dégagé de mon harnais de parachute et  bouée "Mae West". J'ai grimpé la montagne et me suis caché dans un fourré à environ 30 mètres. Les Allemands ont pris mon parachute son harnais et la Mae West. J'ai continué a grimper sur cette montagne et rencontré deux Français marchant le long d'un sentier.

Ils ont reconnu que j'étais un aviateur allié et m'ont emmené dans un petit ruisseau à proximité et m'ont caché dans un fourré là-bas. Ils m'ont conseillé de rester là et sont revenus avec du pain, du jambon, une sorte de thé, du vin et un whisky blanc très fort.(nous pensons que ce qu'il qualifie de Whisky blanc trés fort est de l'eau de vie probablement) On m'a également apporté des vêtements civils et Revolver Colt calibre 38 spécial.

5. J'y suis resté de 15h00 à 21h30 cette même nuit. Mes secouristes qui s'appelaient Roland et Louis , sont revenus à 21h30 et m'ont emmené plus haut dans la montagne jusqu'à un fourré où j'ai dormi sur deux parachutes qu'ils m'on fournis. Resté jusqu'à 09h00 le lendemain matin, où mes secouristes sont revenus à nouveau avec plus de nourriture. Ils m'ont ensuite emmené sur une autre montagne à proximité où je fut rejoint par le S/Sgt James W. KELLEY et le S/Sgt Robert J. WEISFELD, membres de mon équipage rescapés du crash.

6. Des français nous ont emmenés dans une clairière au sommet de cette montagne où nous sont restés pendant 9 jours pendant lesquels nos secouristes nous ont fourni de la nourriture, de l'eau et du vin.

7. Le neuvième jour, nos secouristes nous ont emmenés dans une ferme abandonnée à environ 800 mètres au sud de Seillon. Nous y sommes restés environ 15 jours, jusqu'au 5 août, nos secouristes fournissent toujours de la nourriture et de l'eau.

8. Le 5 août, nos secouristes  ont organisés notre transport en véhicule civil à gazo-bois,  sous commandement d'un prénommé Pierre Michel. Ils nous ont emmenés à environ 100 kilomètres au nord de Seillon vers un autre camp dans les montagnes, à environ 20 kilomètres à l'est de Apt, où nous sommes restés jusqu'à 03h00 le matin du 11 août. .

Emmenés à 15 kilomètres du camp jusqu'à une piste d'atterrissage dans une clairière dans les montagnes. À partir de ce point, nous avons été récupérés par avion américain type DC-3 (l'équipage était britannique) et ramenés en Italie (ville près de Florence).

Fin du rapport.


Sources FaG, 461st archives US Airforce, Saint Maximin2008, Crashes 39-45, operation-dragoon.com