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JASSAUD René. FTPF. Lorgues. Var

 

René Jassaud est né à Lorgues .Var. le 22 janvier 1927. Son père est menuisier, et son grand père Agriculteur. Il est encore à l’école quand la guerre éclate,  mais bientôt les professeurs vont recevoir l’ordre de mobilisation, et partir à la guerre, les élèves recevrons les cours des plus âgés, mais René décide bien vite de ne plus aller à l’école. Son père le fait travailler à la ferme familiale, puis  il se fait embaucher  comme chauffeur  livreur chez monsieur Clément,  même si il n’obtiendra son permis de conduire en 1945… !

 

Son travail consiste a des livraison ou transport de marchandises, entre le Var, les bouches du Rhône, les Alpes de hautes Provence. René Jassaud commencera par le biais de monsieur Clément de venir en aide aux refugiés de Menton, il effectuera le transport de leurs affaires personnelles alors que son patron viens d’acheter un camion Berliet « Gazobois ».

 

La famille Jassaud, domicilié place neuve à Lorgues n’habite pas très loin de la Boulangerie Pieplu dont ils sont de fidèles Clients. C’est ainsi qu’un jour, Roger Pieplu, chef FTP local,  lui parles à mots couverts du fait qu’il pourrait être utile à la France et effectuer quelques petites missions d’aide. C’est ainsi que René Jassaud entre dans la résistance.  Tout d’abord il servira d’agent de liaison, vers le maquis de Aups, à pied, raconte t-il :"ce n’était qu’une rigolade quand on as 17 ans , dans la nuit de faire la marche Lorgues Aups, et Aups Lorgues avant le levé du jour...."  Des messages, mais également, un jour des Soldats Polonais , qui avaient désertés l’armée Allemande lors du passage d’un convois prés de Salernes.

 

Puis avec le camion de Mr Clément ou de son beau frère Herault, le directeur de l’école de Lorgues , il vas effectuer le Transport d’Armes, notamment lors de parachutage au col du Bel Homme à Brovès, ou avec sa camionnette aidé de deux camarades il acheminera les armes à la cache des Nouradons.(petit hameau situé entre Draguignan les Arcs et Lorgues)

 

Il se souviens notamment du transport d’armes de la nuit du 14 juillet, ou par retard dans le chargement il se retrouve au levé du jour à passer devant la Kommandantur de Draguignan, seule route possible pour Lorgues.

 

Il faisait également parti du groupe qui émettais et recevais les messages de Londres. Le poste Emetteur, ainsi que le radio Anglais étaient cachaient la plupart du temps dans le four du Boulanger Pieplu. Ce n’était que les nuit de réception ou émission que le groupe déplaçaient le poste dans les collines jusqu'à obtenir une bonne réception. Souvent sur la hauteur de la colline St Féréol .

 

Le 14 aout 1944, comme tous les hommes de la résistance locale, il se portera à disposition de ses chefs pour les missions de combats de Libération.

 

Au matin du 15 aout, alors que les premiers  combats  ont déjà lieu, il vas se porter volontaire avec la Citroën C6 de monsieur Herault,  pour conduire une équipe de résistants Lorguais au dépôt d’armes des Nouradons. Un convoie 2 vehicules et de prés d’une vingtaine d’hommes. Au passage ils récupèrent également Paul Marrucci  et  le résistant Dracénois Roger Fréani. Une fois les armes récupérées, sachant que la route de Lorgues est coupée compte tenu du sabotage du pont de Florièye quelques jours auparavant afin de bloquer toutes retraites ou renforts Allemands,  pour le retour à Lorgues la possibilité est de passer par les Arcs et rejoindre la route de Taradeau au bas du village.

 

René se souviens : « Quand nous sommes arrivés sur la place des Arcs, il n’y avait pas grand monde mais le peux de personnes que nous avons rencontrés nous ont prévenues : "... Ne descendez pas, n’y allez pas, les Allemands sont a la gare.." Pourquoi ne les avons-nous pas écoutés… ?????  nous ne le saurons jamais : "..  Quand nos deux camionnettes sont arrivées au niveau du pont de la gare, nous nous sommes arrêtés..il y avait un groupe de résistants des Arcs ou d’Américains avec une mitrailleuse je ne sais plus trop bien .. j’étais le premier véhicule du convois…

Je redémarre mon véhicule et nous voilà partis pour les 4 chemins.. A peines avions nous fais deux cent mètres que les balles des mitrailleuses comment a siffler … je suis touché le premier à la tête, à l’oreille et à la bouche. Les Allemands sont embusqués dans les vignes, dans le près et même dans les muriers . Une rafale de mitrailleuse explose la citerne de Gazobois . Le Véhicule est hors d’usage.. comme mes camarades je saute de la camionnette.. les rafales se succèdent. Nous avions posté un de nous avec un fusil mitrailleur sur le toit de la camionnette. Il a le temps de riposter et tuer le tireur du nid de mitrailleuse le plus proche.  Nous devons ce jour la vie à deux des nôtres qui n’ont pas hésités a sauter de la camionnette et partir en courant en direction des ennemis.  Le Mentonnais Antoine Roca, surnommé « tonton » car il était le plus âgé d’entre nous. (24.02.1908) qui fonce et s’empare de la mitrailleuse allemande qui venais d’être neutralisé. Il retourne l’arme et mitraille les allemands en direction des tirs. L’autre des nôtres, se précipite à couvert au pied du Murier et avec son fusil tire à chaque mouvements. Cela laisse du temps a ceux qui ne sont que blessés comme moi de se replier ou de se mettre a couvert.  je cours, je trouve une petit canal d’irrigation et me jette au font, je commence  à ramper pour échapper à la fusillade.. je passe dessus le corps de mon camarade Dalmasso, et arrive proche de mon ami Borghese. A peine essai t’il de se relever pour ramper qu’ une rafale le touche aux fesses.. nous rampons le plus raz du sol possible dans ma boue du canal nous réussissons à fuir… puis courir… sans se retourner… sans s’arrêter… à bout de souffle , dans la chaleur de cet après-midi du 15 aout, nous nous arrêtons enfin en lieu sur, sans savoir qui, de nos frères d’armes, sont encore vivants… nous arriverons le lendemain à Lorgues ou le message de cette tuerie était arrivé avant nous . Nos parents en larmes tellement rassurés de nous voir revenir malgré mes bléssures. je suis blessé mais vivant...Ce ne fut pas le cas de tout mes camarades hélas puisque 12 résistant de Lorgues ont perdus la vie ce jour là et le dracénois Roger Fréani. Je suis pris en compte par le petit hôpital de Lorgues.

René depuis cette période sombre de l'occupation n'as de cesse ce rendre hommage à ses frères d'armes tombés aux combats. il témoigne , dans les écoles, les collèges , pour que la France se souvienne du prix payé pour notre liberté. (récit recueilli décembre 2017. J.M.A.S)

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Commentaires: 1
  • #1

    AGNES (mardi, 25 septembre 2018 21:12)

    un sacrés bonhomme ce renée à son age il chasse encore avec nous
    mon père passait par eux pour porter les info aux maquis d'AUPS il venait a
    vélo de TOULON à son village LE THORONET