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LEYCURAS Maurice, FFI, La Motte

    Maurice LEYCURAS est né à Nice en 1924,  Son père, un grand tailleur militaire vétéran de la guerre de 1914/1918 possède un magasin  dans la Ville, mais quand la guerre éclate, son activité vas cesser rapidement et les LEYCURAS vont devoir trouver un moyen de suvivre. Un voisin vas leur parler d'une connaissance dans le petit village Varois de La Motte. 

Maurice vas aussitôt trouver du travail dans la viticulture.

A l'occupation de la zone sud, des ambryons de résistance commencent à emmerger ça et là . Un des premiers à la Motte sera le docteur LEMONNIER, il recrute quelques jeunes gens dont Maurice fera parti. Hélas soupçonné de son activité, l'ORA, la police italienne vas le soupçonner et l'arreter. sans preuves, il sera relaché mais ralentira son engagement.  Ce sera André BAUCHIERE, qui vas reprendre le groupe en main avec Jean RAMELLA comme second.

Maurice s'engage dés lors dans l'acivité. La distribution de tracts de propagande Gauliste, et des actions de repérages et renseignment.  

Début juillet 1944, il est contacté par Jean RAMELLA pour une opération commando à Draguignan.

 

    fabriquera la matrice des brassards F.FI. du groupe de résistant de La Motte la veille du 15 Août 1944 afin que les hommes de BAUCHIERE puissent êtres identifiés par les parachutistes alliés.

 


Monsieur et Madame Jean LEUCURAS, les parents de Maurice, devant leur magasin de tailleur militaire à Nice avant guerre.
Monsieur et Madame Jean LEUCURAS, les parents de Maurice, devant leur magasin de tailleur militaire à Nice avant guerre.

Début juillet 1944, il est contacté par Jean RAMELLA pour une opération commando à Draguignan. L'action se déroulera le 14 juillet à l'aube aux cotés de Maurice MICHEL et Marceau COLMENAR, un cinquiemme qui devait faire parti de l'équipe se désistera en dernière minute.

Parti à vélo ils ont rendez vous dans une remise du boulevard de la Commanderie à Draguignan. Là, la Peugeot 402 du chef des Ponts et Chaussés VIDAL, membre de la résistance, leur est confiée. 

La premiere tentative échoue vers 5 heures du matin. Retour à la remise, ils récupèrent une mitraillette Sten, et ce ne sera que un chauffeur, Jean RAMELLA et Maurice MICHEL qui participerons à l'évasion du chef de la résistance de St Maximin BERTIN. 

Maurice et Marceau COLMENAR reprendrons leur bicyclette et se posterons en surveillance à l'entrée de la route de Lorgues.  Peu de temps aprés, ils verrons passer la 402 à vive allure et sans savoir si la mission à réussie , ils dissimulent alors le révolver confié par Maurice MICHEL dans une berge de la Nartuby et rentrerons à vélo par le col de l'ange, les Nouradons pour arriver à la Motte en fin de matinée. Au retour de l'équipe RAMELLA - MICHEL, ils sont heureux d'apprendre que la mission à réussie.

Le lendemain, avec Jean CARRARA, Maurice LEYCURAS retournera récuperer le revolver.

 

 

Ci-contre,  drapeau à croix de Lorraine brodé par la famille LEYCURAS,   fanion du groupe de résistant d'André BAUCHIERE; F.F.I de La Motte. (collection Privée)



Un mois plus tard, le 14 août , alors qu'ils reviens du travail obligatoire  de Puget sur Argens par le car réquisitionné à cet effet avec ses camarades, Jean RAMELLA viens frapper à la porte de Lucien LATIL son beau frêre à qui Maurice venais de rendre visite. " C'est pour cette nuit !"  annonce Jean."  tenez vous prets. rendez vous sur la place cette nuit vers 3 heures. "  "Maurice, vas chez toi et demande à ta mère et ta soeur de se mettre au travail et de nous fabriquer des brassards tricolores afin d'être reconnus des alliés..." Jean LEYCURAS, l'ancien tailleur monte au grenier récuperer tout ce qui peu servir de son vieux stock du magasin de Nice afin de se mettre à l'ouvrage.


Surement la plus connue des photos de ce Jour "J" Provence. Prise au Mitan, à droite le parachutiste Français , André BAUCHIERE, et derriere lui, Maurice LEYCURAS.matin du 15 août.
Surement la plus connue des photos de ce Jour "J" Provence. Prise au Mitan, à droite le parachutiste Français , André BAUCHIERE, et derriere lui, Maurice LEYCURAS.matin du 15 août.

Dans la nuit d'été, soudain s'entendent au loin le vrombissement de moteurs d'avions.. Le bruit se rapproche.. vers 3 heures, le groupe Mottois est réunis sur la place. une heure aprés environ, le bruit sourd des avions survole le village. Soudain Maurice entend le fracas de tuiles cassées sur la petite remise qui servait à loger l'âne et la charette du cantonier au bas du cours de Trésavaou. Il s'approche, aide le parachutiste à se liberer de son parachute et descendre du petit garage. Puis c'est au tour de la maison d'Adrien CHABERT, à l'angle de la place, là, Maurice, aidé de RAMELLA décrochent le para complètement sonné, tombé tête première.  Son réflexe est de les braquer se son arme, mais les résistants montrent vite leur brassards fraichement confectionnés.

Au levé du jour, Maurice comme beaucoup d'autres membres du groupe vont servir de guide aux parachutistes pour les guider vers le Mitan. 

Arrivé au Mitan, il fait la rencontre d'un sergent Français qui le conduit auprés du général FREDERICK qui, bléssé à la cheville, lisait une carte assit dans une brouette devant la ferme LAVAGNE. 

Il restera quelques heures au Mitan, puis retournera à la Motte ou le capitaine BOFFY avait établit son PC et où à ses cotés s'était rassemblé un groupe d'une vingtaine de parachutistes Anglais. 

Le capitaine Français donne l'ordre à LEYCURAS de conduire le groupe au Mitan, et voilà Maurice à nouveau en route pour le hameau par le chemin des Ribas, puis Fontcyrille.

En chemin, ils sont pris sous le feu d'une mitrailleuse Allemande, et le dernier de la colonne s'affale sur le sol. 

L'homme sera récupéré par ses camarades que plus tard à la fin du combat.

Maurice devra éffectuer malgré son temps dans la résistance  en 1945 son service national. Il choisira l'aviation et sera affecté à la base aérienne 716 de Nimes- Courbessac.

A son retour, il crééra son entreprise d'electricien en batiment et finira sa vie à la Motte apprécié des habitants qui se souviendrons de son humour légendaire.

Mars 1945, Maurice LEYCURAS à la base de Nimes, corvée de cuisine...
Mars 1945, Maurice LEYCURAS à la base de Nimes, corvée de cuisine...

Merci à Maurice de nous avoir reçu et raconté ses années mémorables, et à son neuveu de nous avoir confié ses documents et matériel retrouvés lors de la restauration de son domicile.

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