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RICARD Emmanuel, résistant F.F.I, C.F.L, Callas, Var, Mort pour la France

Nous recherchons une photo d'Emmanuel RICARD
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Emmanuel, Antoine, Aimé RICARD alias "Manu" est né à Callas dans le Var le 13 mars 1897, de Jean Marius, chargé d'Octroi de profession et de Anna Pélagie ESCOUFFIER, couturière.

Après l'école communale, la famille s'installe à Toulon où il apprend le métier de forgeron. 

Il est mobilisé le 09 janvier 1916 et est affecté au 2em régiment d'artillerie de montagne en octobre,  au 83em régiment d'artillerie lourde en janvier 1917 et enfin au 3em régiment du génie ou il sera intoxiqué aux gaz lors des combats dans l'offensive de l'Aisne dans le village de Révillon en octobre 1918, un mois avant l'armistice. En 1919 il retourne à Toulon et est affecté au dépôt des équipages de la flotte.



En 1927 et 1930 il se réengage pour une durée de 3 ans. Il est rayé des activité militaire en février 1933 et rejoint son foyer avec certificat de bonne conduite il sera placé dans la réserve de la marine.

A la déclaration de guerre, il est à nouveau mobilisé le 26 aout 1939 et affecté au 155em régiment régional d'infanterie. 

A la capitulation, renvoyé dans ses foyers il va connaitre l'occupation italienne et subir comme beaucoup de Toulonnais les terribles bombardement et le sabordage de la flotte en novembre 1942. C'est probablement à cette date que Emmanuel RICARD décide avec son épouse de rejoindre ses parents revenus depuis la retraite dans son village natal de Callas dans le haut Var. 

Son expérience militaire et ses services envers la patrie depuis la première guerre sont probablement la motivation première à rejoindre la résistance locale, au sein des Forces Française de l'intérieur puis des Corps Francs de Libération. 

 



Au débarquement du 15 août 1944, la vague d'assaut aéroportée de la division alliée sous les ordres du général Robert T. FREDERICK va être des les premières heures éparpillée à prés de 20 kilomètres autour de la Zone prévue, La Motte - Le Muy - Le Mitan. 

Une colonne allemande venant en renfort au 62em corps dont le poste de commandement est établi à Draguignan va se heurter tout au long de la route départementale 562 (Grasse-Draguignan). 

D'après un récit de septembre 1944, Emmanuel RICARD avait prit le commandement d'un groupe de résistant de Callas, et est venu en aide aux parachutistes du 5em bataillon écossais largué dans le secteur pour attaquer ce convoie ennemi.

C'est alors que les résistants et les alliés combattaient durement l'ennemi depuis deux jours qu'Emmanuel RICARD ainsi que deux parachutistes écossais furent tués le 17 août 1944. La colonne fut repoussée et anéantie au prix de lourdes pertes. 

Une stèle du érigée en 1945 sur le lieu du combat. (voir carte)

 

Emmanuel RICARD figure sur le monument aux morts du village de Callas, et une rue porte son nom.




Travaux de recherche opération-dragoon.com : Archives départementales Var. registre militaire-

collection SOLDI, journal Résistance Var, septembre 1944. - Maitron - Googlemap