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BOURGUIGNON Honoré, Résistant, déporté, Callian.

il est né le 15 décembre 1899 à Toulon (Var) il est le fils de Barthélémy, Victor et de Antoinette GIVAUDAN. 

Il est incorporé aux armées le 22 avril 1918 affecté au 173em regiment d'infanterie. Le 20 avril 1919 il passe au 37em d'infanterie , le 18 décembre de la même année il est réaffecté au 173em et sera renvoyé dans ses foyers le 25 décembre 1921. Il se retire à Méounes dans le Var Il est élève à l'école normale de Draguignan. Il réussi son concours et devient maitre instituteur public. 

 



Son premier poste sera à Saint Zacharie en octobre 1921, puis Signes en 1922, Saint Maximin en avril 1931, Besse sur Issole en décembre 1935 et finalement à Callian en septembre 1940.

le 11 avril 1925, il se mari à Toulon à Raymonde ROBLIGI elle même institutrice. Père de trois enfants

En 1938 il fonde le Parti Socialiste Ouvrier et Paysan. En 1939, il est mobilisé et envoyé à Salernes, (Var)  pour quelques mois. A la défaite de juin 40 il retourne à Besse mais son engagement politique de gauche font qu'il sera muté avec son épouse à Callian en septembre 1940. 

Sa femme à le poste de l'école de fille, rue du Valat, alors qu'il prend le poste de l'école de garçons.

 

 Honoré BOURGUIGNON est très attaché aux traditions Provençales, c'est un instituteur rigoureux, qui inculque à ses élèves le sens du devoir, de l'honnêteté et du respect des autres. 

Dès les premières heures de la collaboration il manifeste son mécontentement et son besoin d'agir.

il s'engage dans la Résistance  groupe de l'Armée secrète/Corps Franc de Libération, il prend la direction du groupe de Callian avec le pseudonyme de "Jean Valjean".

Le 10 juillet 1944 Maryse AUGUET qui avait 9 ans à l'époque se trouvait sur la place et se souvient quand l'instituteur à été arrêté par les Allemands et embarqué dans une traction noire par des Miliciens Français.

 Dans les jours qui suivirent s'en suivra de nombreuses arrestation sur le Haut-Var Est tel que celle de Justin BLANC de Montauroux. 

 

 Il sera emprisonné à Nice ou il va subir bon nombre d'interrogatoires, puis déporté en Italie avec une quinzaine de détenus il partira par train de Gêne le 15 août 1944, (jour même du débarquement de Provence) pour le camps de concentration de Dachau   où il y mourut le 23 ou 24 décembre 1944 à l'âge de 45 ans sous le matricule 123371.

Extrait du rapport de gendarmerie que nous avons retrouvé en archive des Armées mentionnant la rafle des 10 au 14 juillet 1944. Notamment celle d'Honoré BOURGUIGNON.
Extrait du rapport de gendarmerie que nous avons retrouvé en archive des Armées mentionnant la rafle des 10 au 14 juillet 1944. Notamment celle d'Honoré BOURGUIGNON.