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DEBRAY Jacques, Parachutiste au 1er bataillon de choc

Rare photographie de Jacques DEBRAY quelques jours avant son engagement
Rare photographie de Jacques DEBRAY quelques jours avant son engagement

D'un père médecin, Jacques DEBRAY est étudiant à Vichy quand la France capitule, il n'a alors que 14 ans, ses parents ne voient pas d'un bon œil cette défaite et encore moins la collaboration de ce nouveau gouvernement. Ils réussissent par une connaissance de son père, à obtenir pour leur fils un visa pour Alger afin qu'il rejoigne sa famille maternelle. 

 

Jacques continue ses études à Alger et compte bien marcher dans les pas de son père et de ses oncles dans le corps médical. 

 

En novembre 1942, les alliés débarquement en Afrique du Nord, sous le nom de code d'opération Torch. C'est dans ce premier territoire Français libéré que la nouvelle France va renaître. L'armée de la France libre était en train de se former en 1943. 

 

Jacques DEBRAY va du haut de ses 17 ans décider de servir cette nouvelle armée. A armée nouvelle, unité nouvelle. C'est sur la côte au sud d'Alger, à Staoueli qu'il va, en trichant sur son âge, rejoindre les rangs du 1er bataillon de Choc.


Le baptême du feu va avoir lieu après un entrainement intensif de commando sous le nom de code d'Opération "Vésuve". Le bataillon va débarquer le 13 et 14 septembre 1943 sur les côtes de la Corse. 

 

Après quelques jours dans la région d'Ajaccio, les hommes de Gambiez interviennent dans l'ensemble de l’île jusqu'au 4 octobre, date à laquelle ils atteignent Bastia. Le bataillon s'installe dès lors dans la citadelle de Calvi et le 15 octobre s'étoffe d'une 4e compagnie formée à partir de volontaires corses dont l'emblème portera la tête de Maure.

 

Après quelques interventions de type commando en Italie, le bataillon est engagé dans sa totalité du 17 au 29 juin 1944 lors de l'opération "Brassard" relative à la conquête de l'île d'Elbe. Trois heures avant l'assaut général mené par la 9e Division d'Infanterie Coloniale, le 2e groupe de tabors marocains et les commandos d'Afrique, des détachements sont débarqués afin de neutraliser les batteries côtières allemandes disséminées à la périphérie de l'île. Le gros du bataillon doit intervenir au sud tandis que 80 hommes seront chargés de la partie nord et notamment des batteries d'Enfola.

 

Fanion du Bataillon de Choc, collection nationale.
Fanion du Bataillon de Choc, collection nationale.
Défilé des hommes du 1er bataillon de Choc à Ajaccio. 1944
Défilé des hommes du 1er bataillon de Choc à Ajaccio. 1944


Une des très rares photos de Jacques DEBRAY, prise avec ses camarades de la 4e section, de la 4e compagnie à l'ile d'Elbe, en Juin 1944 (Archives privées Simorre).
Une des très rares photos de Jacques DEBRAY, prise avec ses camarades de la 4e section, de la 4e compagnie à l'ile d'Elbe, en Juin 1944 (Archives privées Simorre).

Après avoir rejoint l'Italie, les hommes du Choc se préparent au débarquement de Provence. Leur mission sera de débarquer dans le golfe de St Tropez le 20 Août. Mais le quartier général allié demande en ce début août des volontaires Français qui auraient des connaissances sur la région sud ainsi qu'une formation parachutiste pour guider d'autre parachutistes, en l'occurrence, ceux du général Robert T. FREDERICK sur la région du Muy, La Motte et Trans en Provence.

Une douzaine d'hommes du bataillon de Choc va rejoindre les rangs de la "First Aiborne Task Force", dispatchés au sein des unités parachutistes. 

Jacques DEBRAY sautera avec les hommes du 517e régiment américain.

 


4e section de la 4e compagnie du 1er bataillon de Choc, rarissime photo prise sur l’île d'Elbe en Juin 1944. Collection Simorre
4e section de la 4e compagnie du 1er bataillon de Choc, rarissime photo prise sur l’île d'Elbe en Juin 1944. Collection Simorre

En cette nuit du 14 au 15 août 1944, il va embarquer aux environs de 1h45 au sud de Rome et va toucher le sol au sud est de Trans en Provence un peu avant 5 heures. Il va retrouver des hommes du 460e bataillon parachutiste Américain et ce sera en se dirigeant vers le sud du village qu'ils vont tomber sur un nid de mitrailleuse ennemie postée à l'entrée de Trans (aucun récit à ce jour ne nous permet de décrire exactement la scène). KENNAMER, MOORE et Jacques DEBRAY vont trouver la mort et leurs corps seront amenés au reposoir du cimetière de Trans d’après le récit d'une habitante qui avec d'autres Transianes ont dressé une chapelle ardente et veillé les corps toute la nuit des 15 et 16 août.

 

Unique photo connue à ce jour de l'inauguration de la stèle des 3 parachutistes tués à l'entrée du village. (Photo Famille Barret).
Unique photo connue à ce jour de l'inauguration de la stèle des 3 parachutistes tués à l'entrée du village. (Photo Famille Barret).

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