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CLAVIERS Haut lieu de la résistance / naissance du Maquis VALCELLI.

Claviers, vue générale depuis l'Est, quartier Sainte Hélène . Au fond les montagnes contreforts de Canjuers qu'allait rejoindre les hommes du Maquis Valcelli.
Claviers, vue générale depuis l'Est, quartier Sainte Hélène . Au fond les montagnes contreforts de Canjuers qu'allait rejoindre les hommes du Maquis Valcelli.

Claviers, entrée du village depuis la route de Callas/ Draguignan
Claviers, entrée du village depuis la route de Callas/ Draguignan

Pierre VALCELLI à Droite avec son camarade HUON(source Maitron.fr)
Pierre VALCELLI à Droite avec son camarade HUON(source Maitron.fr)

Ce maquis s'est littéralement dilaté après le 6 juin, au point d'atteindre un effectif de presque 200 hommes en août 1944, venant surtout des communes des environs. Il s'est greffé sur la zone des parachutages servie par le petit maquis S.A.P (service atterrissage et parachutage) du mont Malay. plateau de Canjuers.

Les armes reçues sont partagées et, avec l'accord de l'organisation régionale S.A.P, les F.T.P (Francs Tireurs Partisans) constituent une équipe de réception, le 3 juillet. Le S.A.P (service atterrissage et parachutage) leur accorde le parachutage qui a lieu sur le terrain Prisonnier, en plein jour, le 13 juillet. Il permet d'armer les groupes de FTP,  ou les maquis du sous-secteur. Par chance, il n'entraîne pas d'opérations de représailles, mais l'expédition de la Milice, des gendarmes et des Allemands, le 14, sur Bargemon montre qu'il n'est pas passé inaperçu.

Ce maquis correspond mal aux critères classiques du maquis FTP servant surtout à la protection et à la réception des parachutages, il ne mène que peu d'actions. Il est difficilement dissociable du S.A.P qui réalise plusieurs opérations importantes pendant ces quelques semaines, mais il est aussi étroitement lié à l'ORA.(organisation résistance Armée)

 

 Claviers est un petit village situé au Nord Ouest de Draguignan,  un de ces villages pittoresque perché sur une colline qui de par sa situation géographique et sa petite route sinueuse n'est accessible que par ses habitants et très rarement les gens de passage.. Grâce à cette position dominante et isolé, Claviers allait devenir le nid favorable à la naissance de la résistance locale et au refuge hommes du Maquis, réfractaires du service du travail obligatoire. 

François MANZONE, le fondateur de ce Maquis, organise avec Louis GAL , Roger VENTURINO et Félix JOURDAN sa formation. Tout d'abord à la ferme isolée de la famille GAL à Sainte Helène , au Nord Ouest du village.

Ce Maquis vas par la suite prendre le nom de camp Pierre VALCELLI en hommage au résistant Salernois assassiné et fera mouvement sur le rebord du Plan de Canjuers, sur le territoire de Brovès quand son nombre vas s’accroître et que la sécurité du village pourrai être mise en danger.

Ce maquis vas devenir par l'arrivée de tous les varois réfractaires au Service du travail obligatoire un gros maquis statique au recrutement surtout local et niçois. Son créateur, le communiste niçois, François MANZONE  fait fonction de commandant. Soutenu par les responsables des FTP de Draguignan, il est assisté par des jeunes gens, comme son adjoint Roger VENTURINO, 23 ans, ouvrier de l'arsenal de Toulon, réfractaire et d'abord intégré à l'équipe SAP de Bargemon.

 


carte des années 30 du réseau ferré Var. avec en jaune la ligne Meyrargue/Grasse qui fut utilisée par la résistance.
carte des années 30 du réseau ferré Var. avec en jaune la ligne Meyrargue/Grasse qui fut utilisée par la résistance.

Cette dernière organisation prend de plus en plus d'influence sur cet ensemble composite. Elle considère ce maquis comme l'un de ses centres mobilisateurs. Son chef de secteur, le lieutenant SILVANI, le ravitaille et y envoie 27 militaires coloniaux (dont trois officiers et trois sous-officiers), 22 gendarmes et des jeunes de Draguignan. Le contrôle du maquis est donc l'objet d'une lutte d'influence qui échappe d'ailleurs aux hommes qui le composent.

Les hommes du Maquis Valcelli, qui deviendra 4em compagnie de Provence entrerons véritablement en action dans le secteur après l'annonce du débarquement de Provence le 15 août 1944. 

Des attaques de convois, tel celui qui de Grasse allait rejoindre pour renfort le quartier général du 62em corps de Draguignan, mais aussi la réception le guidage des parachutistes Britanniques et Américains largués par erreur sur le secteur et bien d'autres actions.

 

 



Sources opération-dragoon.com, archives privées , Archives departementales, JM Guillon.Maitron.fr.

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