Les Arcs sur Argens, Occupation, Résistance, Libération

A la déclaration de guerre, comme bien des villes de France, les Arcois vont êtres mobilisés et envoyés sur tous les fronts, mais un bon nombre sera envoyé sur les postes frontières des montagnes et de la ligne Maginot des Alpes Maritimes. 

a la capitulation, certains pourrons rejoindre leurs domiciles, d'autres moins chanceux seront envoyés dans des camps de prisonnier (Stalags) en Allemagne ou en Autriche. 

Après l'armistice du 22 juin 1940 la France est divisée en deux. Une ligne de démarcation est tracée et le sud de la France deviens zone libre, sous contrôles du gouvernement de Vichy.

Les Arcs, comme toutes les communes installe la "délégation spéciale". Maire socialiste depuis 1929, Paul SIMON est alors remplacé par le notaire Emile ROUVIER. Paul SIMON décèdera peut de temps après de maladie le 14 décembre 1941.

 



Le 11 novembre 1942, suite au débarquement allié en Afrique du Nord, la Zone libre, devenu Zone Sud est occupée par l'armée Italienne. Aux Arcs c'est tout d'abord le 20 novembre la "271em unité Autoreparto" rattaché a la division d'infanterie "Legnano" (PC à Draguignan) qui occupent la ville en de nombreux lieux, notamment les établissements séricicoles Emile DEMUTH, GOIRAND et la station Séricicole du Var dirigée par Albert REBOUILLON, gendre du maire. Les dégâts sont considérables pour l'élevage du vers à soie, les troupes détruisent bon nombre de matériel et laissent perdre les "graines" des futures récoltes à une époque où le nylon commence à faire son apparition .

Quand aux troupes, même si elle ne sont pas virulentes vis à vis de la population, il y à de nombreuses plaintes quand aux vols de tous types notamment dans les exploitations agricoles. Des marchés noirs s'installent même avec certaines familles italiennes arrivées depuis peu aux Arcs.

 

L'O.V.R.A. (police Italienne fasciste de MUSSOLINI) va agir avec plus de fermeté notamment sein des partis de gauche.(communistes et socialiste) c'est ainsi qu'aux Arcs sera arrêté Raoul TEXTORIS.



Entre temps la résistance s'organise... même si la venue du général LAURE aux Arcs attire une foule de badaud, une partie de la population reste perplexe à ce nouveau gouvernement. Les écoles défilent depuis la place jusqu'au monument aux morts suivi des anciens combattants de la première guerre et de la population. Malgré son discours basé sur "travail-famille-patrie" du maréchal PETAIN les Arcois vont vite apprendre à vivre au rythme des tickets de rationnement, et la nourriture arrive vite à manquer...  Les femmes manifestent sous la mairie et vont même hurler leur famine sous les fenêtres du maire rue Pelletan. Plus de 900 courriers de réclamations seront envoyés au maire.


Ci-Dessus : Venue du Général LAURE aux Arcs- Cortège des enfants, musique des troupes coloniales de Fréjus devant la mairie, rassemblement aux Monuments aux Morts devant l'église


De son coté, Raoul TEXTORIS, revenu de la guerre, est contacté par le mouvement "COMBAT". Il à déjà mené de nombreux actes de résistance après la défaite de juin 40 et sa démission du conseil municipal en 1941. Il est avec Edouard SOLDANI et Henry PREDROLETTI à l'initiative d'un défilé et d'un dépôt de gerbe les 14 juillet et 11 novembre 1942. En ce 14 juillet, des cocardes et drapeaux tricolores sont distribués à la population qui se rassemble place "Maréchal PETAIN" (actuelle place général De GAULLE. vers 18h30, Monsieur et madame LOUVET, du quartier des Moulins, entonne la marseillaise reprise en cœur pas prés de 150 à 200 personnes. La foule se disperse aux cris de "Vive la république "!  Le matin, la même inscription est aperçue sur bon nombre de bâtiments de la ville. La résistance se forme... 

Dans un courrier aux troupes allemandes le maire ROUVIER donne un recensement des hommes de la ville des Arcs et précise que 60 d'entres eux sont prisonniers de guerre en Allemagne, 90 sont envoyés au S.T.O en Allemagne, 95 travaillent dans des chantiers forestiers pour les autorités allemandes et que la population compte 137 cheminots, et qu'il reste une centaine de jeunes de 17 à 22 ans disponibles pour le travail obligatoire tel que les constructions des défenses côtières la plantation des asperges de Rommel et la garde des voies de chemin de fer. 



Pendant ce temps, l'infanterie Italienne laisse place en janvier 1943 à la 1er compagnie de Bersaglièri à vélos ou motos. Ils occupent quelques hôtels, les écoles, la place du 11 novembre où le sol est creusé pour enterrer en partie les véhicules d'éventuels bombardements alliés. 

Par chance malgré le point stratégique que pouvait être la gare des Arcs, elle ne sera jamais bombardée sérieusement à l'exception des jours du débarquement.

Puis début octobre l'armée italienne vas petit à petit laisser place à l'armée Allemande. Bon nombre de maisons et propriétés privées son réquisitionnées tel que le château Ste Roseline, le château Morard, le château St pierre et la propriété St Roch. Il en est de même pour les hôtels de la ville. l'école Jean JAURES est divisée en deux. Une partie reste école mixte, alors que l'autre partie est occupée. La résistance est surveillée de près. La maison d'Edouard SOLDANI gardée par des gendarmes. Cela ne l'empêche pas d'agir. De nombreux tracts sont distribués régulièrement, des affiches Gaullistes placardées sur les murs de la ville. Les locomotives en gare sont de nombreuses fois sabotées, des voies et rails détruits a plusieurs points entre le Muy, Les Arcs et Taradeau. 

La génération requise au travail obligatoire refuse bien des fois de se présenter ce qui crée de nombreuses plaintes à la kommandantur par les élus de Vichy. Sur 150 hommes parfois a peine la moitié se présentent. En représailles les allemands gardent en otage les jeunes gens et les forcent à travailler plusieurs semaines de suite.  

De son coté, la Gestapo (SIPO-SD) de Draguignan effectue des missions d'arrestations dans la ville. 

Ernest TEXTORIS échappe de justesse et part se réfugier à Tourtour. De même qu'Edouard SOLDANI qui s'enfuie par les jardins et se cache en premier lieu chez Fernande DEBRACHY, puis dans un cabanon plus éloigné 



Le 11 mai 1944, après un guet apens organisé par la résistance André CHARRIER, le chef de l'armée secrète des Arcs, et son adjoint CASSOU tentent d'éliminer les deux pires agents de la Gestapo au Sud de la ville. Grièvement blessés par chevrotine ils s'en sortent tout de même et engendrent encore plus de patrouilles allemandes et de représailles. 

Puis l'annonce du débarquement en Normandie est annoncée. Le 6 juin 1944, l'état major de la résistance déclenchent dans le Sud "les plans". La totalité des membres de la résistance se rassemblent au Nord de la ville sur la propriété d'Aimé SAUVAN. Ils ont tous espoir que conjointement un débarquement dans le Sud va avoir lieu. Hélas il faudra attendre encore 2 longs mois avant ce jour J Provence. Les élus de Vichy sont a deux doigts de prévenir les autorités Allemandes et la Milice tellement la ville est déserte des jeunes gens requis. Jamais l'espérance de vie d'un résistant n'aura été aussi brève.



Le jour tant espéré arrive enfin... le message de Londres "Nancy à le torticolis " annonce le débarquement de Provence prévu des minuit dans la nuit du 14 au 15 août 1944. Les Arcs se trouve à l'Ouest d'une zone aéroportée avant garde de ce débarquement. Le commandant Jean Marie BLANC, chef de la résistance "Armée secrète" du secteur donne les ordres à ses hommes alors qu'il reviens juste d'une mission de la plus haute importante sur les montagnes du Nord du Var. La réception et le transport de l'officier OSS américain Geoffrey JONES avec 7 gendarmes résistants.

Les hommes partent en reconnaissance alors que vers 4 heures 30 du matin, par une erreur de largage les homme du major William BOYLE sont largués au Nord des Arcs prés du hameau des Nouradons. Honoré DAVID et Jacques OHANESSIAN servent de guide. d'Autres du même groupe montent dans un camion que descend vers le village chargé de jeunes résistants.



Ce ne sera une fois arrivé sur la place que l’un des parachutistes, alors que les camionnettes commençaient leur progression vers la gare racontera : «  Alors que certains habitants venaient nous acclamer, l’un d’eux, sans doute un ancien soldat de la premier guerre vu son âge et qu’il arborai ses médailles pour l'occasion, s’écria à plusieurs reprises en levant les bras en l'air :«  Suicide !.. Suicide !... » Je ne parlais ni comprenais un seul mot de Français, mais je réalisai que ce mot était le même dans nos deux langues et compris son message, sans hésiter, je passai le mot a mes camarades et notre groupe sauta du camion qui continua sa route chargé des jeunes résistant »… Le suite tragique nous la connaissons tous.

Ces premiers parachutistes vont eux prendre contact avec les hommes du commandant Blanc, sur la place, informés que les Allemands tiennent encore la partie sud de la ville et la gare, ils vont progresser lentement de rue en rue pour tenter au soir du 15 une première attaque. Hélas en sous nombre, les allemands vont tenir leurs positions et il en sera de justesse pour qu’ils encerclent les hommes de BOYLE et les résistants du commandant Blanc

Des hommes du 517th et leurs mortiers lourds de 81mm en position au lieu dit "Roque rousse". En bas à gauche Robert WEBBER.
Des hommes du 517th et leurs mortiers lourds de 81mm en position au lieu dit "Roque rousse". En bas à gauche Robert WEBBER.

Ce sera le parachutiste Hoyt KELLEY, qui sous les ordres de BOYLE passera les lignes ennemies de la plaine des Breguières et en une marche forcée qui failli lui couter la vie rejoint le PC du 517em régiment fraichement établit au château de Sainte Roseline pour demander des renforts pour l’attaque finale.

Au soir du 15 août, la bataille est loin d’être gagné pour les hommes du 517em et les résistants du commandant BLANC. 

Les premières tentatives d’attaque au cours de l’après midi se sont soldées par une retraite avec déjà des pertes au niveau alliés. C’est d’ailleur pour défendre ses camarades et les résistants qui se repliaient que le parachutiste Albert ERNST va combattre jusqu'à la mort et à épuisement des munitions de sa mitrailleuse à l’angle de la maison AGNESI au pont de la Gare. Il ne faut pas oublier que les Allemands viennent vers midi de massacrer les 13 résistants Lorguais et qu'ils sont toujours fortement armés au Sud de la ville.

En revanche, du coté de Sainte Roseline le porte de commandement est bien établit, le château n’était tenu que par une garnison de soldats très jeunes ou trop vieux qui se sont rendus sans trop d'opposition. Le dépôt d’essence Allemand  du carrefour  Trans /La Motte / Les Arcs à été anéanti dés les premières heures. Les renforts alliés arrivés au soir du 15, tel que le 551em bataillon aéroporté établit au château de Valbourges ou les troupes arrivées par planeurs permettent aux hommes du 517em de préparer pour le matin du 16 le ratissage et la contre attaque des Arcs. 

Ce sera dans la matinée du 16 que vont commencer à arriver sur la zone les hommes du 3em bataillon du 517m parachuté par erreur la vieille sur le secteur de Seillans, Fayence. Parmi ces hommes, le Muyois Claude JACQUEMET, et quelques hommes du 1er bataillon de choc Français ou du 1er RCP. 

Des hommes du 517éme RCT entrent dans les Arcs
Des hommes du 517éme RCT entrent dans les Arcs

Nous avons recueillis dans les années 2000 ce récits concernant les guides parachutites français :

Aimé Audibert, habitant le hameau des Bouillidou à l’Est des Arcs était présent à sa ferme qui longe la route. En ce matin du 16 août 1944, quand les hommes du 3em bataillon se mettent en progresser en direction des Arcs pour venir en renfort aux hommes du 1er bataillon de BOYLE, il est là le jeune Aimé, il laisse paraître son visage à l'angle de sa ferme, et regarde avancer ces parachutistes de fossé en fossé dans la plaine, leur visage barbouillé de camouflage vert et brun, quand l’un d’eux, voyant qu’il allait être exposé aux combats de ‘l’offensive lui lance « Lèvès ti daou mitan pitchoun ! » … (Lève-toi du milieu petit !)

Aimé n’en crois pas ses oreilles ! « Oh ! Les américains ont même appris la langue Provençale ! » et il demande «  Maï d’unté siès .. ? (mais d’où êtes vous ?) le parachutiste répondit : « Siou dé la Gardo Freinado » (Je suis de la Garde Freinet) 

Après des recherches, nous avons retrouvé la fille de ce parachutiste, porté volontaire pour l’opération par ses connaissances du terrain, il s’agissait de Louis ARNAUD. Il n’est cité dans aucun livre, mais fut sans aucun doute le premier soldat Français à prendre contact avec la résistance Arcoise, et  livrer les combats de libération. Par cette anecdote authentique nous lui rendons hommage.

ARNAUD Louis, 1er Régiment de Chasseur Parachutiste
ARNAUD Louis, 1er Régiment de Chasseur Parachutiste

Les hommes du 3em bataillon du colonel Zaïs arrivent peu à peu à Sainte Roseline, eux qui devaient prendre Les Arcs sur les plans ont étés largués par erreur à 20 kilomètres au Nord Est, entre Clavier et Montauroux ! . Une partie des allemands se sont retranchés dans les maisons ou les jardins du sud de la ville, d’autres ont longés la voix ferrée en direction de la route nationale et attendent tapis dans les ruisseaux le début de la bataille. 

Pour cette contre attaque, le colonel GRAVES, commandant le 517em ordonne la mise en batterie de mortiers de 81mm sur le rocher au Sud Est des Arcs appelé « Roque Rousse », il peu contrôler ainsi les éventuels  replis ennemis ou les éventuels renforts par train ou la route nationale.

D’autre part, une autre position de mortier est également établie sur les hauteurs Nord Est de la ville, au niveau du quartier de la Baume. 

Le Nord de la ville étant déjà aux mains des alliés depuis la veille, il fait amener un canon de 75mm au niveau du haut de l’avenue Jean JAURES pour une éventuelle attaque de blindés ou pièces antichars. Il faut noter que depuis la veille, les canons situés au Sud Ouest en direction de Vidauban n’ont cessés de tirer en direction de la ville et de la plaine des Arcs.  

Par crainte que les Allemands reprennent la ville dans la nuit, une Mitrailleuse de 30 est portée sur le haut du réal et contrôlée par un groupe de résistants.

Mitrailleuse Cal .30 en faction au Réal
Mitrailleuse Cal .30 en faction au Réal

     Au matin du 16, l’ordre est donné d’avancer et d’ouvrir le feu sur l’ennemi. Des combats de rues aux tirs de mortiers de Roque Rousse, la bataille vas durer une bonne partie de la journée du 16. Dés le milieu de matinée, le contact est établit avec les troupes alliés débarquées sur les plages. L’aviation effectue un passage sur la gare et largue plusieurs bombes dont une qui fait des dégâts considérables. Mais les hommes de BLANC et les paras sont beaucoup trop prêts et l’ordre est donné de cesser le bombardement. Le renfort des unités blindées de la 45em division d’infanterie arriveront par Vidauban, et par Sainte Roseline pour les hommes de la 36em division. Le Contact avec les paras est établi au soir du 16, mais la ville vient d’être libérée après de durs combats qui ont coutés de nombreuses vies et fait de nombreux blessés. 

Les jours qui suivirent, les hommes du commandant Jean Marie BLANC vont ratisser le secteur, les bois et la plaine pour débusquer des troupes allemandes isolées. Au total, d’après le rapport du commandant BLANC, ce sera près de 100 soldats allemands qui seront fait prisonnier et de nombreux tués.

Les pertes alliées sont à ce jour pas entièrement connues.

Sources opération-dragoon.com, reproduction même partielle des textes interdite sans notre autorisation.


Traduction


         Due to his strong German defense at the station and his armored train, General FREDERICK decides to entrust the mission of taking and liberating the city of the ARCS to the men of the 517th American airborne regiment under the orders of Colonel Ruppert GRAVES. It is the largest unit of the division, A regiment strong of nearly 3000 men made up of 3 battalions which have just made their baptism of fire in Italy the previous months and to which will be attached for the operation in Provence 1 battalion of airborne artillery, the 460th PFAB and an Airborne Engineering company, the 596th AEC.

    At the dawn of August 15, 1944, it was by a dropping error that the first elements of the 517th would arrive at the ARCS at first light. These first paratroopers are those of the 1st battalion, under the orders of Captain William BOYLES. Scattered north of the ARCS between Les Nouradons and Les Selves district and Le Cassivet in Trans en Pce.

     They gather in small groups at dawn, and will make contact near the electrical transformer with Mr. GIRAUD, (captain of the army of armistice). Unfortunately, it was not long after the jump that one of them died in terrible circumstances at the three-well power pylon, following the orders of his officer who thought he would cut a telephone line. Daniel FISHER will be electrocuted instantly. His charred body will be left behind by his comrades before he is buried in the Draguignan cemetery. The paratroopers in several groups will head south to Les ARCS, some guided by Captain GIRAUD, or Mr. MARIA, others, having gathered near the Nouradons, will hear the noise of gas-powered trucks arriving from the North in the early morning. Once in contact with their crew, (these are the Lorguais who have just recovered the Weapons), they embarked with them and began their descent towards the city.

      It will only be in the square that one of the paratroopers, as the trucks began their progression towards the station, will say: "I didn't know a word in French, but when certain inhabitants came to cheer us, one of them , probably a former soldier of the first war given his age and that he wore his medals for the occasion, cried several times "Suicide! .. Suicide! ..." I did not speak or understand a single word of French, but I realized that this word was the same in our two languages and understood its message, without hesitation, I passed the word to my comrades and our group jumped from the truck which continued its road down the city loaded with young people resistant ”… The tragic aftermath we all know. 15 french resistant from Lorgues will be ambushed and slaughtered by the germans.  Only two will survived.

      These first paratroopers will contact them with the men of Commander Blanc, in the square, and informed that the Germans are still holding the southern part of the city and the station, will progress slowly from street to street to try on the evening of the 15th a first attack.  The Germans will hold their position and it will be very little so that they surround the men of Boyle and the resistance fighters of Commander Blanc and recapture the city. It will be the parachutist Hoyt KELLEY, who under Boyle's orders will cross the enemy lines of the plain of Breguières and in a forced march which almost cost his life went to the PC of the regiment freshly established in Sainte Roseline to ask for reinforcements for the final attack.

On the evening of August 15, the battle was far from won for the men of the 517th and the resistants of Commander BLANC. The first attempts to attack during the afternoon of the day ended in a retreat with already allied losses. It was in fact to defend his comrades and the resistance fighters who were fighting in retreat that the paratrooper Albert ERNST fought to the death and the exhaustion of ammunition at the corner of the Agnezy house at Pont de la Gare. It should not be forgotten that the Germans who massacred the 13 Lorguais are still heavily armed south of the city.

On the other hand, on the side of Sainte Roseline the Headquarter is well established, the castle was only held by a garrison of very young or old soldiers who surrendered without too many problems. The German petrol depot at the Trans / La Motte / Les Arcs junction was wiped out in the first hours. Allied reinforcements arrived on the evening of the 15th, with the 551st battalion established in Valbourges and the troops arrived by glider, allowing the men of the 517th to prepare for the morning of the 16th the counterattack of the Arcs. It will be in the morning of the 16th that the men of the 3rd battalion who parachuted by mistake 30 km far from the DZ, will start arriving in the area. Among these men, the Muyois Claude JACQUEMET, and some men of the 1st French shock battalion or the 1st RCP.

In the 2000s, we collected this account concerning the French parachutist guides:

Aimé Audibert, who lives in the hamlet of Bouillidou in the east of Les Arcs, was present at his farm along the road. In this morning of August 16, 1944, when the men of the 3rd battalion start to progress towards Les Arcs to come in reinforcement to the men of the 1st battalion of BOYLE, he is there the young Aimé, he lets his face appear at the corner from his farm, and watch these paratroopers go from ditch to ditch in the plain, their faces smeared with green and brown camouflage, when one of them, seeing that he was going to be exposed to the combats of the offensive, launched him "Lèvès ti daou mitan pitchoun!" »… (Get up from the middle kid!)
Aimé do not believe his ears! " Oh ! Americans have even learned the Provençal language! "And he asks" Maï d’unté siès ..? (but where are you from?) the paratrooper replied: "Siou dé la Gardo Freinado" (I am from the Garde Freinet) After research, we found the daughter of this paratrooper, volunteered for the operation by her acquaintances from the field, it was Louis ARNAUD. He is not mentioned in any book, but was undoubtedly the first French soldier to contact the resistance of Les Arcs, and to fight the liberation battles. With this authentic anecdote we pay tribute to him.

       The men of the 3rd battalion of colonel Zaïs arrive little by little in Sainte Roseline, they who were to take Les Arcs on the plans were dropped by mistake 20 kilometers to the North East, between Clavier and Montauroux! . Some of the Germans have entrenched themselves in the houses or gardens in the south of the city, others have skirted the railroad tracks towards the national road and wait in the streams for the start of the battle. For this counterattack, Colonel GRAVES, commanding the 517th, ordered the placing of 81mm mortars on the rock to the South East of Les Arcs called "Roque Rousse", he could thus control any enemy retreat or any reinforcements by train or the national road.

On the other hand, another mortar position is also established on the northeastern heights of the city, at the level of the Baume district. The North of the city being already in the hands of the allies since the day before, it makes bring a gun of 75mm at the level of the top of the avenue Jean JAURES for a possible attack of armored vehicles or anti-tank pieces. It should be noted that since the previous day, the 88mm germans guns located in the South West in the direction of Vidauban have not stopped firing in the direction of the city and the plain of Arcs. For fear that the Germans would retake the city at night, a 30-machine gun was carried on the top of the real and controlled by a group of resistance fighters. (view the photo)

On the morning of the 16th, orders were given to advance and open fire on the enemy. From street fighting to mortar fire from Roque Rousse, the battle will last a good part of the day of the 16th. From the middle of the morning, contact is established with the Allied troops landed on the beaches. Aviation flew over the station and dropped several bombs, one of which caused considerable damage. But the BLANC men and the paratroopers are far too ready and the order is given to stop the bombing. Reinforcement of the armored units of the 45th infantry division will arrive by Vidauban, and by Sainte Roseline for the men of the 36th division. Contact with the paratroopers was established on the evening of the 16th, but the city has just been liberated after heavy fighting that claimed many lives and injured many people.

The days which followed, the men of the commander Jean BLANC will comb the sector, the woods and the plain to flush out isolated German troops. In total, according to Commander BLANC's report, almost 100 German soldiers will be taken prisoner and many killed. Allied losses are not fully known to date.

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