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TRINQUET Jean, résistant FTPF camp Battaglia, mort pour la France

Jean est né le 05 juin 1922 à Marseille, bouches du Rhône.

Militant communiste à l'entrée en guerre, Il s'évade du service du travail obligatoire (STO) et rejoint la résistance que sein des Francs Tireurs et Partisans Français. 

Il se joint au groupe de la première compagnie de Provence dans les Alpes de haute Provence puis, suite aux attaques de juin 1944 rejoint le Var ou il prend le commandement du camp Battaglia dans le massif du Bessillon. 

Son groupe est caché et vit dans un cabanon du massif sur le versant du village de Correns au Sud. Le 27 juillet 1944, le Bessillon est investi par l'armée Allemande et des Français de la milice ou de la compagnie Brandebourg .

 



Jean TRINQUET est abattu alors qu'il tentait de s'enfuir dans les bois lors de l'attaque. 

Une stèle est édifiée sur le lieu, et son nom figure sur le monument des martyrs du Bessillon, route départementale entre Barjols et Sillans la Cascade au niveau du domaine de la Pregentière. 


Extrait du témoignage de Pierre PIZZI, réfugié de Menton, demeurant à la ferme de Pallière à Correns : 

Le 27 juillet 1944 vers 6 heures 30 du matin, quatre allemands se sont présentés à la ferme. Deux ont commencés à fouiller toute la ferme. Parmi ces deux se trouvait un caporal qui parlait assez bien le français et me dit : "Tenez vous sur vos gardes, donnez moi vos papiers et suivez moi ".. Pendant ce temps là, des coups de feu ont commencé à crépiter autour du cabanon où se trouvaient les patriotes à environ 800 mètres de la ferme. Cela à duré jusqu'à environ 10 heures, heure à laquelle les Allemands et des français de la Milice ou la Gestapo dont le nommé JOUIN sont redescendus. Les allemands poussaient une des deux voitures prise aux patriotes aidés d'un jeune du village. 

Avec le berger monsieur GRAC, nous avons été arrêtés et conduits à Brignoles où nous avons été détenus et interrogés pendant six jours. J'ai appris par la suite que 8 patriotes avaient été tué ce jour là.


Témoignage du berger Clément GRAC :

"Le 27 juillet je gardais mes moutons à quelques centaines de mètres de la ferme de Pallière. Vers 7 heures j'ai entendu des coups de feu vers le cabanon où se trouvaient les patriotes. Tout d'abord j'ai cru que c'étaient eux qui faisaient des exercices de tir mais en voyant les traces de souliers ferrés j'ai compris que c'était les allemands. Il était environ 9 heures quand le cabanon à commencé à bruler, il a fini de bruler vers 10 heures. Monsieur PIZZI est venu me chercher à la demande des allemands. En approchant de la ferme nous les avons vu pousser deux voitures. J'ai ensuite été interrogé et gardé six jours à Brignoles."


Travaux de recherches opération-dragoon.com : Sources Archives départementales Var section 12W, Association ANACR , rencontre avec Max DAUPHIN, comité du Bessillon. 2001-Source Maitron-Jean Marie GUILLON. merci de mentionner les sources pour utilisation de cet article.