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TAILLEFER Roger, Résistant réseau Tartane-Massena, Maquis du Pelenc, Aups, Regusse

Roger TAILLEFER alias "Max Gauthier" est né à Froissy dans l'Oise le 04 juin 1907, fils d'Auguste TAILLEFER, chef de train et d'Alice THIEBAUX, cheffe de station, tous deux employés des chemins de fer de Froissy. Il épouse Antoinette BENNEZON et donneront naissance à un fils, Maurice. 

Roger fréquente l'école communale de Froissy et après son certificat d'ethude il effectu un apprentissage en mécanique et electricité automobile. 

Entre 1925 et 1927 il effectue son service militaire au 37em regiment d'aviation de Casablanca, Maroc.



A son retour, il entre au réseau ferroviaire des Pyrénées Orientales puis revient sur Paris à la compagnie du chemin de fer métropolitain. Il milite alors à la S.F.I.O, 13em section socialiste. 

Mobilisé en 1939, affecté à la 2em compagnie de ravitaillement pour la 2em armée à Amiens(Somme). En juin 1940 la France capitule et il est capturé à Gérardmer dans les Vosges et envoyé dans le camp Stalag VI-B près de Versen en basse Saxe, prés de la frontière hollandaise.

En février 1942, il réussi à s'évader et rejoint la France. Activement recherché, il se rend en zone libre et trouve tout de même un travail à Marignane dans les bouches du Rhône comme ajusteur dans la société nationale aéronautique. 

Il entre aussitôt dans la résistance par l'intermédiaire d'un ami médecin juif parisien Paul SCHMEIRER. Paul avec Daniel BENEDITE sont responsables du centre Américain de Secours. 

Au sein du réseau, il est chargé de mettre sur pied une filiale d'évasion vers la Suisse à l'automne 1942. Succès de l'opération, il réussi à faire passer vingt personnes par les montagnes et le col de Balme.

En janvier 1943, il entre dans les forces françaises libres et prend la direction sur Marseille de la sous-section du réseau Tartane Massena. Il est raccordé aux Mouvement Unis de la Résistance a sa création (M.U.R) et dirige le sous réseau de renseignement "Burin". 

Ce sera en mai 1943 qu'avec la complicité de ses frères d'arme Daniel BENEDITE et Paul SCHMEIRER qui prend la gestion et direction du chantier forestier du Pelenc, forêt située entre les villages de Aups, Fox Amphoux et Régusse. Ce chantier deviendra en mars 1944 un véritable Maquis et zone de parachutage d'armes et munitions.

Alors qu'il continue sur Marseille ses actions de renseignements il est arrêté début 44 mais réussi de justesse à s'enfuir par les toits menottes aux poignets. Il ne cessera malgré tout la lutte jusqu'a la libération, parfois au Maquis du Pelenc parfois sur Marseille.

Aprés la libération, avec le grade de capitaine il prend les fonction de chef adjoint aux renseignements de la D.G.R.E (Direction générale des études de des recherches, anciennement DGSS) du Sud Est de la France et est finalement démobilisé en juillet 1945, date a laquelle il rejoint le Haut var, tout d'abord a Régusse où il deviens marchand forain loin des hautes responsabilité qu'il du porter durant la guerre. Dans les années 60 il prend la gestion d'un hôtel à saint Maximin puis à sa retraite, il viendra s' installer dans le petit village de Montmeyan où il construit une petite villa dominant par le Sud la magnifique forêt domaniale du Pelenc évoquant pour lui tant de souvenirs passés avec ses hommes et frères d'arme.

Roger TAILLEFER meurt le 05 mai 1999 à l'âge de 92 ans. 

Ce fut un honneur d'avoir pu rencontré Roger dans la fin de sa vie, ainsi que son fils Maurice, des personnes si discrètes et d'une incroyable modestie comme le furent beaucoup de ces hommes imprégnés d'un véritable amour de la France prêt à tout pour défendre leur pays, tel que le furent ces véritables héros de la résistance Française. 

Roger TAILLEFER du reconnu juste parmi la nation par Jérusalem en 1989 pour le nombre impressionnant de personnes de confession juive qu'il réussi à sauver en faisant passer les frontières, il sera également décoré de la "King's medal of courage in the cause of freedom" (royaume uni) pour avoir mené toutes ses mission clandestines au sein des services de renseignements et d'espionnage. 

Il sera fait chevalier de la légion d'honneur,

décoré de la médaille militaire, la croix de guerre avec palmes de bronze et palmes d'argent, la médaille de la résistance, la croix du combattant volontaire 1939-1945, la croix du combattant volontaire de la résistance, la médaille commémorative 1939-1945.


Sources : travaux de recherches opération-dragoon.com aux Archives départementales Var, bouches du Rhône, paris Vincennes, rencontres avec Maurice TAILLEFER années 90, Wiki monde,