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ASTIER Maurice, Résistant F.T.P.F, Fayence, mort pour la France

Maurice Édouard ASTIER est né le 31 janvier 1926 à Saint-Paul-en-Forêt dans le Var, il est le Fils d’Auguste ASTIER et de Magdeleine DEVILLE.

Dés sa naissance, la famille viens s'installer à Fayence, rue de la Pégère, où son père va ouvrir un atelier garage de mécanique. Le 3 septembre 1939, la France entre en guerre, Maurice va bientôt avoir quatorze ans.

vers 1943, Maurice intègre la Résistance par le biais de son père Auguste qui est déjà membre du groupe local. Auguste ASTIER, alias « Casablanca », participe au soutien des camps de réfractaires du secteur, il était responsable à Fayence d’un des groupes de FTPF (Francs tireurs et partisans) de la 4ème Compagnie de Provence.  



Le Maquis de la 4ème Compagnie de Provence, créé par le niçois François MANZONNE, dans une ferme isolée appartenant à la famille de Louis GAL, au Nord-Ouest du village de Claviers, prendra rapidement de l’importance. Au printemps 1944, le maquis montera s’installer sur le plateau de Canjuers où il prendra le nom de « Maquis Pierre VALCELLI ». La 4ème Compagnie de Provence regroupera principalement des hommes des communes du Haut-Var Est et de la région Niçoise. Après le 6 juin, son effectif sera pratiquement de 200 hommes. Au début de l’année 1944, la Résistance est de mieux en mieux structurée en Pays de Fayence, jusque là, dans chacune des organisations, pour des raisons de sécurité et de survie, le cloisonnement était de rigueur, les réseaux ne devaient pas entretenir de relations entre eux et ne pouvaient pas effectuer de missions différentes de celles qui leur étaient confiées.


Maurice ASTIER faisait partie de ces FTPF qui vont intégrer le groupe de réception des parachutages de la SAP, il rejoindra le groupe dédié au terrain « AC-169 CESAR » composé de treize résistants dont le responsable était Roger VENTURINO, FTPF également, âgé de 23 ans, ouvrier de l’arsenal de Toulon et réfractaire du STO. Le terrain « AC-169 CESAR » recevra 1 parachutage et aura 5 échecs. Les codes de parachutage annoncés par la BBC (radio Londres) pour ce terrain étaient : « L’omelette a brunit sur le feu » et « La carpe pond des œufs ». 

Maurice participa très activement aux premières heures des combats dans le secteur de Fayence, ces combats se concentrèrent surtout autour de la route départementale 562 Draguignan-Grasse. Maurice, dans le groupe de Baptistin ESTALLENQ, aurait mis hors de combat plusieurs véhicules allemands avec sa mitrailleuse lourde au carrefour des Quatre-Chemins de Fayence. La RD 562 était la route de la libération pour certains et celle de la débâcle pour d’autres.